Un seul joueur ne fait pas une équipe. Mais depuis deux saisons, l’impact de la présence du meneur de jeu de l’Olympique de Marseille Samir Nasri (20 ans) au sein de son équipe est tellement prépondérant, que l’on a tôt fait à tort ou à raison, d’associer les bonnes performances de l’équipe phocéenne au rendement de l’international français.
Alors, lorsque l’OM a tutoyé le bas du classement en Ligue 1 en début de saison, les regards se sont immédiatement dirigés vers le jeune joueur, qui ne parvenait pas à retrouver son niveau de la saison précédente, et qui l’avait porté jusqu’en équipe de France. Le transfert de Ribéry au Bayern Munich à l’intersaison n’avait pas arrangé les choses pour le minot, certains doutant de sa capacité à devenir le leader technique de l’équipe. Tout cela était oublié que la préparation de la saison du Marseillais avait été ternie par une vilaine blessure à la cheville, mais surtout qu’il avait séjourné à l’hôpital pendant quelques jours après le début de la saison, victime d’un virus. Tout cela appartient désormais au passé, puisqu’on assiste petit à petit à la montée en puissance de Nasri, ce qu’attestent les derniers résultats de son club (9e au classement de L1 désormais).
Un début de saison marqué par des blessures et la maladie La saison n’avait pas encore commencé que déjà Samir Nasri passait ses journées à recevoir les soins à l’infirmerie, victime d’une blessure à la cheville lors du deuxième match de préparation de la saison au mois d’août. Un arrêt qui a eu pour conséquence de lui faire perdre tout le bénéfice du travail physique effectué, et qui l’obligeait à reproduire les mêmes efforts lors de sa reprise. Pourtant cela n’a pas été fait, la pression de la compétition et les mauvais résultats de son équipe, le forçant à anticiper sa rentrée. Absent lors de la première journée contre Strasbourg, il fait sa rentrée lors de la deuxième contre Rennes, mais faute d’avoir récupéré physiquement, il ne parvient pas à influer sur le jeu marseillais. Ensuite, le joueur va alterner au fil des semaines, une présence sur le terrain et une autre à l’infirmerie. Une intermittence qui va rejaillir sur ses performances, Nasri étant capable d’effectuer des actions de grande classe, et de sombrer ensuite totalement dans la même rencontre. Comme si cela ne suffisait pas, il est victime à la fin du mois de septembre d’un virus avec syndrome grippal et un syndrome méningé, qui va le clouer sur son lit d’hôpital pendant plusieurs jours et surtout lui faire perdre pratiquement un mois de compétition. Suite à tous ces forfaits, le Marseillais va manquer un tiers des matches de son équipe en championnat. Un paramètre qui n’a pas été propice à lui faire retrouver du rythme, comme il le résumait lui même Je vis la poisse en ce début de saison. Après deux matches de préparation, je me fais une entorse de la cheville. Avec le début de saison mitigé de l’équipe, j’ai tout fait pour revenir le plus vite possible et cela ne m’a pas rendu service car je me suis fait mal et je me sentais fatigué. Ensuite, j’ai attrapé ce virus. Le retour en forme Des circonstances atténuantes que ne lui accordaient pourtant pas les critiques, certaines allant jusqu’à juger qu’il ne retrouverait pas son niveau, et d’ailleurs qu’il avait été surévalué. Du fait de l’éclosion de Karim Benzema et de Hatem Ben Arfa avec l’OL, mais aussi avec les Bleus, on le rangeait même dans la case des “Has been”, à seulement 20 ans. Mais Samir avait besoin d’enchaîner les matches, pour retrouver les sensations et le volume de jeu, nécessaires même au technicien de classe qu’il est. Aligné six matches d’affiliée depuis la trêve, on assiste à la montée en puissance de l’international Français qui semble retrouver la plénitude de ses moyens physiques, la technique suivant, l’OM a retrouvé la flamme qui manquait à son jeu et enchaîne les bonnes performances. Après avoir été buteur en championnat en milieu de semaine dernière contre Nancy (1-1), il a récidivé ce week-end lors du carton contre Caen (6-1), en marquant un but et en étant passeur décisif pour Cissé. Mais ces statistiques ne suffiront pas à résumer la performance du Marseillais, on pourrait également ajouter qu’il a retrouvé le velours de son pied droit, la vision de jeu, et surtout l’impact dans les duels qui lui permet d’éliminer et d’être décisif. Signe du temps, le quotidien L’Équipe vient de le choisir parmi les dix jeunes stars du sport français, dont l’avenir promet d’être radieux : “ Dix stars pour demain”. Il n’est pas sûr que le pari ait été fait sur lui il y a à peine un mois, lorsqu’il était dans le creux de la vague. Une prolongation en discussion, mais qui ne dit rien sur l’avenir du joueur Quelles sont les conséquences que va engendrer ce retour en forme dans la compétition ? Autrement dit, sera-t-il Marseillais à la fin de la saison ? Son agent Jean-Pierre Bernès assure Il n’y a aucune raison pour que Samir parte durant le mercato. Tout ce qui peut être dit de différent n’a aucun sens. Samir est à l’OM et il y restera . Tout le monde a compris que le Marseillais ne quittera pas son club lors des 48 h prochaines, mais que fera l’OM à l’intersaison lorsque l’Inter Milan et le Real Madrid qui ont manifesté leur intérêt se présenteront avec les arguments convaincants que leur procure leur statut ? « On n’en est pas encore là ». Nasri négocie actuellement une prolongation de contrat de deux années supplémentaires, qui étendrait son bail à 2011, pour rester réellement ? Ou alors pour augmenter l’indemnité de transfert que devrait percevoir l’OM en cas de départ l’été prochain ?
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